Stéphane Treppoz: « Aujourd’hui, nous réalisons 200 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2015, nous visons 500 millions en 2019. Pour arriver à ce chiffre là nous n’avons pas prévu de changer ni notre zone géographique d’intervention c’est-à-dire l’Europe, ni la catégorie sur laquelle on travaille, c’est-à-dire la chaussure ».

Le chausseur en ligne compte surtout sur ses ventes à l’étranger pour se développer. Mais c’est en France qu’il embauche. Entretien avec le président du directoire de Sarenza, Stéphane Treppoz.

La chaussure se vend mieux que jamais… sur internet. Deux acteurs français uniquement en ligne tentent de s’assurer une part du gâteau, face à des géants comme Amazon ou Zalando. L’un d’eux, Sarenza, prévoit d’embaucher 100 personnes en France. Et ce alors que l’essentiel de sa croissance est fondée sur le développement de son activité dans le reste de l’Europe. Stéphane Treppoz, qui a repris en 2007 cette plateforme en ligne créée en 2005, avec son associée Hélène Boulet-Supau, explique les raisons de cette stratégie.

La Tribune – Pourquoi embaucher en France alors que votre développement est essentiellement international?

Stéphane Treppoz – Parce qu’Internet le permet à la différence d’autres activités. Nous réalisons 40% de notre chiffre d’affaires hors de France et 100% des effectifs s’y trouvent. L’année prochaine, 50% de notre chiffre d’affaires sera réalisé à l’étranger. Notre modèle, c’est de tout centraliser en France. Cela fonctionne très bien comme ça.

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